Covid-19 : les chiens flaireurs, un dispositif à creuser…

La méthode des chiens flaireurs est expérimentée dans une dizaine de pays et démontre un taux de fiabilité allant de 92 à 96 %. Malgré ce pourcentage de réussite, pourquoi la France traine la patte ou manque telle de flaire ?

 

Depuis septembre dernier, la Finlande expérimente la piste des chiens flaireurs de la COVID-19.  Avec un tantième proche de 100%  de réussite, les chiens renifleurs se présentent comme étant une  possibilité fiable afin de détecter les personnes atteintes du virus.

 

Le SARS-CoV-2 a-t-il une odeur ?

À la base ces formidables chiens de race sprinter, malinois, ou labrador sont éduqués  à la recherche par dépistage olfactif. Que ce soit pour la recherche de personnes, d’explosifs, de stupéfiants, et maintenant à titre expérimental le SARS-CoV-19. L’expérimentation démontre qu’il ne leur faut qu’environ dix secondes pour détecter une personne atteinte du virus avec un résultat sans appel ! Mais comment la méthode fonctionne telle ?

Une technique qui marche

Le mécanisme est assez simple : au cours de leur formation les canidés destinés à devenir chiens renifleurs sont dressé pour reconnaitre différentes palettes d’odeur et à celle-ci s’ajoute désormais l’odeur de la COVID-19.Car en effet les virus ont des odeurs. Au cas où l’animal détecte le virus en flairant la sueur de la personne, il aboie, ou se couche et la personne doit immédiatement se soumettre à un test PCR pour affirmation. D’après les chercheurs, la sensibilité de leur odorat montre des résultats indiscutables obtenus quelques jours avant l’émergence des symptômes. Dans l’intention de valider l’expérience positivement, à Helsinki (Finlande) les chiens détecteurs ont été briefer sur des éprouvettes d’urine de personnes déjà infectées par le virus. Là aussi le résultat est bluffant ! À l’heure ou la discussion des tests fait débat, la méthode avec ces chiens renifleurs semble prometteuse.

Après réflexion, des chiens savent déjà « dénicher »  des cancers et autres pathologies.

 

Le procédé testé à maison Alfort

Selon Dominique Grandjean professeur de l’école vétérinaire d’Alfort, il ne comprend pas pourquoi en France ce dispositif n’est pas  déjà utilisé. Il ajoute que la démonstration faite au sein de l’école fonctionne avec les chiens flaireurs. En fait, le seul hic vient qu’entre les publications scientifiques et le moment où ces dernières sont rédigées, puis ensuite publiées il y a des délais importants.

O POILS MAGAZINE

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journaliste, rédactrice en chef

 

 

 

 

Auteur de l’article

Gerset Bénédicte journaliste, rédactrice.