Élections municipales 2020 : les politiques au chevet des animaux

La protection animale apparaît être un des enjeux progressif concernant les élections de mars prochain. Les partis politiques prônent tous azimuts la condition et le bien-être animal. Les animaux sont devenus un leitmotiv afin d’acquérir des voix supplémentaires.

 

Avec un foyer sur deux possédants un animal de compagnie, c’est un électorat avantageux dont le réceptacle de futures voix n’est pas à négliger ! Environ six Français sur dix se disent influencés envers un candidat susceptible de défendre la cause animale. Les divers partis suivraient-ils une société plus concentrée envers le bien-être animal ? D’autre part l’ascension du parti animaliste donnerait telle des idées. Zoom sur un sujet de campagne qui s’invite jusqu’à l’Élysée.

Le Rassemblement National à la conquête des propriétaires d’animaux 

Lors de la présentation de son programme, le RN a dégainé une proposition tout aussi explosive qu’originale : la négociation d’une mutuelle santé pour animaux de compagnie à tarifs allégés par rapport à ceux pratiqués sur le marché. Ainsi chaque élu du rassemblement national s’impliquerait sur le plan local de leur circonscription à intervenir en tant qu’intermédiaire pour négocier des prix concernant une mutuelle santé animale. L’idée ingénieuse provient de la tête de liste d’Arnaud Fage infirmier et candidat à la mairie de Buxerolles, banlieue de Poitiers. « C’est en battant le pavé pour sa campagne municipale que le candidat a repéré l’isolement de beaucoup de personnes, n’ayant que pour seule compagnie un chat ou un chien ». Or nous savons tous qu’isolement « rime» bien souvent avec faibles moyens. C’est là que la perspective d’une mutuelle communale est née. Néanmoins afin que ce projet de mutuelle n’avorte pas, il suffira d’évaluer l’avis des habitants désireux d’adhérer sur chaque commune dirigée par des élus RN.

Les candidats aux municipales contraints de se positionner en faveur du bien-être animal

Longtemps écarté très loin des préoccupations des politiques, la condition animale semble aujourd’hui être devenue un virus à large spectre. Les verts (EELV) ne totalisent pas moins de 85 propositions concernant les animaux domestiques et sauvages. Le député LREM Loïc Dombreval reconnaît que « l’animal de compagnie est un membre à part entière dans un foyer ». Début janvier dernier il a signé une mission visant à lutter contre l’abandon des animaux. Le ministre de l’agriculture Didier Guillaume est accompagné au sein de son cabinet par une conseillère en charge du bien-être animal et de la lutte contre la maltraitance. Cédric Villani consacre trois pages dans son programme sur la question du bien-être animal.

Une image vaut mieux que mille mots

Afin d’être plus convaincant, les dirigeants politiques n’hésitent plus à s’afficher sur les réseaux sociaux en compagnie d’un animal. Marine le Pen avec ses chats, Marc de Fleurian en compagnie d’une petite chatte trouvée à Calais. Finalement défendre la cause animale peut peut-être ressembler à une sorte de dédiabolisation désormais enfin acceptée et fort chaleureuse. Ah les bienfaits en matière d’image…

O Poils Magazine