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Elle sauve une chienne maltraitée et se trouve condamnée pour vol

Puy-de-Dôme- Clermont-Ferrand

Détenue dans des conditions  inacceptables pour un être reconnu sensible, Mila jeune chienne épagneule échappe à un destin sordide, mais sa bienfaitrice se trouve aujourd’hui condamnée  et doit rendre la chienne à ses martyriseurs.

 

Les faits remontent au 24 décembre 2017, alors qu’une météo peu clémente s’abattait sur la commune de  Clermont-Ferrand, Milla âgée d’un peu plus d’un an s’extirpe du carcan qui la privait de liberté, puis errante dans un état d’hypothermie avancée la jeune chienne est secourue, mais la justice n’entend pourtant pas montrer patte blanche envers sa protectrice.

 

Détenue dans des conditions de bagne

 

Est-ce normal de détenir un chien constamment à l’attache, puis de le reléguer dans une cage sans abri, muni d’un collier électrique puissant afin de stopper ses aboiements de détresse ? Est-ce normal de le tenir isolé avec comme traitement de faveur l’inconsidération de ses détenteurs ? Tel était la triste existence de Mila.  

 « Les propriétaires de la chienne démystifient l’absence de bons traitements en argumentant que cette petite misère était destinée à la chasse et qu’à ce titre elle devait être isolée et ne recevoir aucune attention particulière que l’on a coutume d’accorder à un animal de compagnie auquel l’on tient ».

 

L’affaire Mila un cas pas tant isolé…

 

Selon la présidente de l’association « la griffe » dont  l’objectif est de lutter contre tout ce qui participe à l’exploitation, la maltraitance, et la non-reconnaissance des animaux, Mila n’est malheureusement pas une situation isolée. « Beaucoup de propriétaires d’animaux pensent à tort qu’un chien n’est pas malheureux à l’attache, et que le collier anti-aboiements ou étrangleur est une normalité et que cela n’influence en rien le bon épanouissement de l’animal ».

 

Une conduite exemplaire, mais une double peine pour sa bienfaitrice

 

Condamnée pour vol d’animal domestique, Élodie dément  cette accusation inexacte. « L’affaire a commencé le soir du 24 décembre, les propriétaires de la chienne étaient partis pour les fêtes de fin d’année et avaient laissé Mila seule livrée à son triste sort, j’étais chez mes parents et je n’ai fais que recueillir cette brave chienne venue se réfugier chez eux, Dans son échappatoire la chienne a bravé une tempête de neige épouvantable, elle était trempée et transie par le froid. Nous lui avons tout naturellement offert le gite, en prennent bien soin d’elle. Puis dans la foulée je l’es ai contacté en leur disant que j’avais hébergé Mila et leur restituerait lors de leur retour.  Ce n’est qu’après mure réflexion en dialoguant avec eux que je leur ai demandés de me la laisser adoptée, afin de lui éviter un sinistre avenir qui se résumait à une détention en cage équipée d’un collier anti-aboiement très puissant et aucune affection. Si j’avais volé leur chienne, je ne les aurais pas appelés… »

En juin dernier une juridiction civile à prononcer la condamnation d’Élodie, lui astreignant de redonner le canidé à ses propriétaires. Avec l’aide de l’association « la griffe » et d’une avocate, cette dernière a fait appel du jugement. Courant novembre prochain le tribunal correctionnel se prononcera sur une décision.

Déchirée par la tournure des évènements qui va à son encontre pour avoir accompli un acte de bravoure en toute honnêteté. Affligé de devoir restituer la chienne, Élodie espère un soutien indéfectible de la part du public et de diverses associations de protection animale afin de signer la pétition actuellement en ligne afin que Mila puisse continuer à vivre au sein d’un foyer aimant et bienveillant.

Lien pétition : https://www.change.org/p/la-justice-ne-doit-pas-consid%C3%A9rer-mila-comme-un-objet?

Lien site association La griffe : lagriffe-asso.fr

 

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