La cruauté envers les animaux touche toutes les classes de la société

La plaidoirie de l'avocate de l'accusée n'a pas convaincu le tribunal

La plaidoirie de l’avocate de l’accusée n’a pas convaincu le tribunal

Pyrénées-Orientales. Perpignan

C’est un procès de plus concernant des actes de cruauté qui s’est tenu devant le tribunal de Perpignan le 25 octobre dernier.

 

Une citoyenne résidente de Tressèrre, notaire de profession a comparu pour sévices graves et actes de cruauté envers une quarantaine d’animaux de compagnie qu’elle détenait à son domicile dans une seule pièce sans aucune sortie durant deux ans. Les faits remontent entre 2012 et Août 2018

 

La notable devra s’acquitter d’une amende de 1500 € et de différentes sommes importantes à reverser envers les associations de protections animales qui étaient parties civiles lors du procès. La justice l’a également condamné à ne plus pouvoir posséder d’animaux à vie.

 

Des découvertes macabres dignes d’un film d’horreur

 

Le dossier a démarré cet été lorsque des habitants de la commune ont alerté la municipalité, ainsi des associations de protection animale par rapport à des odeurs infectes émanant d’un terrain. Une instruction de la gendarmerie a permis de dévoiler une situation innommable. Une bonne quinzaine de chats étaient emmurés sur un terrain de 200 m2 tentants de vivre au milieu de leurs déjections mais également entourer de cadavres de félins en état de décomposition avancés. Les félidés encore « vivants » laissent apparaître un état de dépérissement prononcé. D’autres ont été retrouvés morts dans un réservoir d’eau ainsi que dans des sacs- poubelles. Au cours de l’enquête les gendarmes ont découvert l’existence de deux chiens dans une maison à côté du terrain, qui eux aussi vivaient dans leurs propres excréments et dont l’un souffre d’une blessure mal ou pas soignée. Les investigations ont donné lieu à la découverte de 22 perruches et deux colombes atteintes de parasites et prisonnières dans une volière d’un mètre cinquante, espace trop restreint d’après les constatations de deux vétérinaires.

 

« De la désinvolture, mais pas de la cruauté »

 

L’avocate de la défense a tenté de minimiser les faits reprochés à sa cliente en écartant les accusations d’actes et sévices. « Ma cliente est une personne qui a été dépassée et qui a fait preuve de négligence que durant un mois. Si les chats retrouvés sur le terrain sont maigres c’est à cause de la canicule ».

 

Une plaidoirie qui n’a pas convaincu le tribunal, car la prévenue a été condamnée pour les faits prônés. Outre l’amende de 1500€ elle devra s’acquitter d’environ 5000€ envers l’association Marina, ainsi que 3500€ à quatre autres associations parties civiles dans l’affaire.

 

O Poils mag.