Témoignage poignant : « J’ai adopté un chien de laboratoire. »

Elsa et Bounty âgé de 2 ans, rescapé de laboratoire Photo (LP/Jean Nicholas Guillo)

Elsa et Bounty âgé de 2 ans, rescapé de laboratoire
Photo (LP/Jean Nicholas Guillo)

Hauts-de-Seine. Meudon

Le groupement de réflexion et d’action pour l’animal (Graal) essaie de sensibiliser et ainsi favoriser l’adoption des animaux issus de laboratoires.

 

Les retraités de laboratoires néanmoins en bonne santé peuvent être euthanasiés s’ils ne trouvent pas une famille d’adoption. Pourtant une directive européenne de 2010 autorise et indique « que les animaux utilisés ou destinés à être utilisés dans des procédures soient placés ou relâchés dans un habitat approprié ou un système d’élevage approprié à l’espèce ». Mais le problème résulte en la capacité d’accueil de « ses cobayes de laboratoires ». Seuls les primates dont l’utilisation est très réglementée et même totalement interdite pour les grands singes (gorilles, chimpanzés et Bonobos), tous les autres animaux peuvent faire l’objet d’expériences.

 

« Tout ce que je sais de lui »

 

Elsa adoptante de Bounty, explique ne savoir que très peu de choses le concernant. « Tout ce que je sais de Bounty, c’est qu’il faisait partie d’un protocole de recherche sur la myopathie ». Le Golden Retriever malgré une vie atypique, a eu une véritable chance en étant adopté par cette famille de Meudon (Hauts-de-Seine).

« Lors de son arrivée au foyer, Bounty était déjà adulte et il a fallu tout lui apprendre. Il n’avait entre autres aucune notion de propreté puisqu’il a commencé sa vie au labo et que personne ne le sortait. Il y a une chose que nous avions remarquée c’est qu’il subissait de manière très docile les manipulations médicales. Nous l’avons constaté quand il a fallu lui faire une prise de sang »

O POILS MAG